Solidar - Dynamique hydrosédimentaire du Cosson (D.N.Chambord)

 

Coordination générale : X. Rodier & C. Laplaige (Laboratoire Archéologie et Territoires, UMR CITERES)

Coordination GéHCo: A. Lacoste

Collaborateurs : J.-P. Bakyono, I. Gay-Ovejero, F. Hinschberger, I. Pene-Galland (EA 6293 GéHCo), P. Gardère (INRAP), S. Rodrigues (Polytech Tours).

Financement : Région Centre

 

 

Contexte


Les forêts domaniales de Chambord, Boulogne, Russy et Blois forment un massif de près de 16 000 ha au sein duquel le domaine de Chambord a été créé entre 1522 et 1650, le long du cours d'eau "le Cosson". Des prospections archéologiques de surface ont livré de nombreuses traces d'occupation depuis le Néolithique. La compréhension des dynamiques environnementales et culturelles depuis les premières périodes d'occupation de ce territoire est un enjeu d'importance afin de mieux appréhender les causes et conséquences de l'implantation du domaine de Chambord en cette région. Le projet SoLiDAR vise ainsi à la confrontation de données issues de télédétection LiDAR et celles de sources archéologiques, écrites, écologiques et géomorphologiques.

Les travaux menés ici par le GéHCo permettront:

- de situer le Domaine National de Chambord dans son cadre géologique et de préciser l'évolution morphosédimentaire du Cosson au cours du Pléistocène. Ces travaux apporteront de nouveaux éléments sur la dynamique des rivières solognotes, assez peu renseignée.

- de préciser les environnements de dépôt du Cosson pour la période historique, et ainsi faire le lien avec les problématiques d'ordre archéologique citées ci-dessus.

 

 

Méthodologie


 

La première phase du travail a consisté en une analyse fine des données LiDAR, et notamment une cartographie des terrasses alluviales et des paléo-écoulements du Cosson sur la base de MNT et données dérivées (ombrages, cartes de pente, etc.).

 

Des données de résistivité électrique (EM31, tomographie électrique) sont également acquises, pour obtenir des informations sur les architectures sédimentaires dans la plaine alluviale.

 

Enfin, des forages carottés sont réalisés, qui permettent la calibration des données géophysiques et des analyses des dépôts sédimentaires fluviatiles (granulométrie, COT, densité apparente, spectrocolorimétrie, susceptibilité magnétique, palynofaciès...). Des datations (radiocarbone pour les alluvions du Weichselien, ESR pour les terrasses antérieures) sont également en cours.

 

Résultats - Valorisation - Actualités


La cartographie des terrasses (Fig.1) et paléo-écoulements (Fig.2) est réalisée. Les analyses de carottes sont en cours.

© Geosciences.univ-tours.fr

Figure 1: Cartographie des terrasses alluviales du Cosson et du Beuvron dans le Domaine National de Chambord

© Geosciences.univ-tours.fr

Figure 2: Paléo-réseaux du Cosson

 

Université François Rabelais     UFR Sciences et Techniques

 

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